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La formation œcuménique des futurs pasteurs

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La formation œcuménique des futurs pasteurs.

Un défi pour l’évangélisation.

Résumé de thèse de doctorat par le père Clément Mayuli

 

Pourquoi ce choix ? Comment assurer aux  nouvelles générations des pasteurs une formation œcuménique efficace?

Telle est la problématique  abordée dans la thèse.

Depuis le concile Vatican II, l’Eglise catholique  s’est officiellement engagée de manière irréversible  à la promotion des activités de rétablissement  de la pleine communion des chrétiens. Car,

« l’unité  est une donnée  fondamentale de la foi chrétienne […]. Du fait qu’il ait existé des scissions de l’unique Église de Jésus-Christ depuis le tout début, le souci de l’unité des chrétiens  parcourt tous les siècles  de l’histoire  de l’Église… sous diverses formes, selon les circonstances historiques mouvantes»[1].

Pour motiver, accompagner, orienter, coordonner les activités  œcuméniques, le Concile Vatican II en a précisé les principes, les moyens et les modalités, qui répondent  à la réalité des faits[2]. Dès lors, la promotion des activités de restauration de la pleine unité des Églises et communautés ecclésiales  est devenue une des caractéristiques de la  mission évangélisatrice postconciliaire.

Ainsi, en collaboration avec les autres Églises et communautés ecclésiales, beaucoup d’initiatives  sont organisées en faveur de la promotion de  l’unité des chrétiens sous la vigilance  des  autorités compétentes. Bien des pas théoriques, de l’ordre du dit et de l’écrit, éventuellement du geste symbolique, ont été faits. Des  accords  théologiques  et doctrinaux ont été conclus  pour  promouvoir le rétablissement de l’unité des chrétiens. Malheureusement, ces résultats   sont restés  prisonniers des spécialistes et des bibliothèques et ne servent qu’à la dissertation des étudiants.

En effet, 50 ans après Vatican II, la pleine communion  des Eglises et communautés ecclésiales n’est pas encore  rétablie : la majorité des catholiques est ignorante des résultats  des dialogues interchrétiens et de leur problématique ou  en a une connaissance fragmentaire et superficielle; entretemps, l’œcuménisme perd  de son enthousiasme initial et piétine  et  il se crée  une ambivalence  sur  son objectif  réel; on assiste, en outre ,à la persistance des antiques préjugés, à l’activisme superficiel, au  relativisme, au fondamentalisme agressif de certaines sectes chrétiennes et  au libéralisme doctrinal et éthique, qui créent de nouvelles dissensions entre Églises et dans les communautés ecclésiales.

Par ailleurs, on assiste à la disparition progressive des protagonistes de l’œcuménisme  dans l’Eglise catholique. Autrement dit, « on a beaucoup parlé d’œcuménisme depuis le concile Vatican II, mais le public catholique, auquel  nous nous adressons principalement, a du mal à se repérer  au milieu des divers événements, célébrations, rencontres, discours ou textes parfois surprenants qui ont revendiqué le titre d’œcuméniques. Il éprouve d’ailleurs quelques difficultés à exprimer en quoi exactement consiste l’œcuménisme »[3].

On court ainsi le risque de perdre une partie importante de l’héritage du concile Vatican II s’il n’y a pas des générations de relève. En fait, « la flamme œcuménique doit se transmettre à de nouvelles générations qui n’ont pas connu le Concile, comme ce nouveau Pharaon qui n’avait pas connu Joseph et n’avait plus les mêmes sentiments envers le peuple hébreu. La chose ne va pas de soi »[4].

Il s’ensuit clairement que le problème majeur actuel  de l’œcuménisme n’est pas la publication des documents mais le sortir  de la prison des experts pour en faire une affaire du peuple chrétien tout entier : la réception. Dès lors, nous  pensons qu’il y a urgence de former les nouvelles générations des pasteurs à la  pastorale œcuménique pour  favoriser la réception des résultats des dialogues interchrétiens et en assurer le progrès.

Comment procéder ? Quels sont les points sur lesquels il faut insister dans  formation œcuménique de nouvelles générations des pasteurs?

Pour mener à bonne  fin une telle étude, nous avons adopté une  démarche  analytique. En effet, partant de la  lecture de certains  documents du magistère ecclésial et de l’évaluation de l’activité œcuménique dans l’Eglise catholique, nous avons cherché à  rappeler la pertinence de l’engagement œcuménique  irréversible  de l’Eglise , la responsabilité et  les qualités intellectuelles , pastorales et morales des pasteurs et les conditions d’un dialogue franc.

C’est à l’issue de cette démarche  que nous  proposons les points  sur lesquels  il faut insister pour l’efficacité de la formation œcuménique de futurs pasteurs  et le profil du pasteur artisan de l’unité.

L’originalité d’une telle étude réside dans le fait qu’attirant l’attention sur la problématique du manque de réception œcuménique et sur les faiblesses et défis majeurs de  l’œcuménisme à l’heure de  la nouvelle évangélisation, elle propose une nouvelle méthodologie de formation œcuménique pour parer au manque du personnel jeune, faire approprier les résultats des dialogues œcuméniques par le peuple  et libérer psychologiquement les communautés de la culture confessionnelle faite des rivalités héritées du passé.

Le thème a été  abordé en trois étapes.  La première, intitulée Église, Œcuménisme et  pasteurs.  Elle a deux chapitres :

-I. Documents conciliaires et la promotion de l’unité.

– II. Évêques de Rome   et l’activité œcuménique.

 En effet, pour une meilleure appréhension de la  préoccupation de l’Église catholique pour la promotion  de  l’unité des Églises et des communautés ecclésiales, il faut se référer fondamentalement  aux  constitutions dogmatiques Lumen Gentium et Dei Verbum et aux décrets Ad Gentes, Unitatis Redintegratio et Orientalium  Ecclesiarum, qui sont les  premières  expressions œcuméniques officielles de l’Église catholique. Car, si LG précise le mystère et la nature de l’Église comme communion divino-humaine et présente la trinité comme modèle et fondement de communion ecclésiale; DV nous renvoie  à la source commune de toutes les confessions chrétiennes; AG  nous rappelle le but de  la mission  de l’Église: rassembler l’humanité entière autour de Dieu en Jésus- Christ;dans  UR, l’Eglise prend conscience du scandale de la  division des membres  et de ses effets négatifs sur sa vie et sa mission et s’engage résolument dans  un processus de réparation; enfin, OE rappelle que l’unité doit d’abord être vécue et restaurée au sein de deux branches de l’Eglise catholique : Occident et Orient.

La conclusion du concile Vatican II, signe  le moment de la réception. C’est-à-dire  de l’organisation, de l’explication, de l’orientation et de la diffusion  de la doctrine œcuménique pour en faire réellement une activité missionnaire et en assurer la continuité. D’où la pertinence du  second chapitre : les évêques de Rome et l’œcuménisme. En effet, ceux-ci ont donné l’impulsion pour la réception  et l’application des normes et directives conciliaires contenues  dans UR, en les  raffinant, en les clarifiant et en précisant les conditions, la méthodologie, les vertus intellectuelles, pastorales et morales  favorables à un dialogue franc avec les frères séparés.

En conclusion, la première partie  a, pour objectif, d’aider les futurs pasteurs  à  «avoir conscience  que l’on appartient à un peuple en marche. Un peuple qui prend sa source dans communion trinitaire; qui s’enracine dans une histoire; qui s’appuie sur le fondement des Apôtres et sur le ministère pastoral de leurs successeurs; qui reconnaît dans le successeur de Pierre le Vicaire du Christ et le chef visible de toute l’Eglise. Un peuple qui trouve dans l’Écriture, la Tradition et le Magistère, le triple et unique canal par quoi la Parole de Dieu lui parvient; qui aspire l’unité visible avec les autres communautés chrétiennes non catholiques. Un peuple qui n’ignore ni les changements intervenus depuis des siècles, ni les diversités légitimes actuelles dans l’Eglise, mais qui s’applique plutôt à découvrir la continuité et l’unité, plus réelles encore »[5].

La  deuxième  partie dresse  une synthèse du Panorama  œcuménique  international de l’Église  catholique avec un accent  particulier  sur deux conférences épiscopales, la Conférence épiscopale italienne (CEI) et la conférence épiscopale nationale du Congo(CENCO). Elle traite,en deux chapitres, de:

-Processus de la réception.

-L’évaluation de la réception œcuménique  de l’Eglise catholique.

Parler du panorama œcuménique international de l’Église catholique, c’est dresser le tableau  des activités œcuméniques et  de la réception de l’héritage  œcuménique par les Églises locales. En effet, la réception, comme le souligne  le cardinal Kurt Koch, est « un important défi vers lequel doit se tourner la majeure attention dans la formation œcuménique des fidèles et pasteurs d’âmes. Elle représente un présupposé fondamental pour un œcuménisme responsable et est justement demandée par le Directoire œcuménique »[6].  Ou  comme l’affirme Routhier,

« la réception appartient donc à la vie de l’Eglise et elle est en somme un processus constitutif.  Elle est au cœur de la relation entre Dieu et son peuple, au cœur des relations entre les personnes dans l’Eglise et au cœur des relations entre les Églises locales et les Églises des diverses confessions  chrétiennes. Finalement, ce processus renvoie aussi aux rapports entre Église, la culture et la société [  ]. Bref, le concept de réception est étroitement parent de celui de communion. Seul, le concept de réception nous permet une saisie aussi prégnante  et aussi respectueuse  de ce que c’est l’Eglise de Dieu, communauté d’écoute et d’accueil, lieu de la vivante  tradition  où la Parole de Dieu est écoutée, accueillie, interprétée, conservée et transmise »[7].

D’où l’importance du thème dans l’œcuménisme.

La  réception des documents œcuméniques  requiert non seulement un discernement critique d’approfondissement et de purification des contenus afin de  prouver leur compatibilité avec la foi  apostolique  mais aussi   un effort de  diffusion pour l’élargissement de l’audience grâce aux moyens humains et technologiques, aux structures et au changement général d’attitude dans les relations entre Églises et communautés ecclésiales .

Elle exige une collaboration collégiale active  de toute la communauté et de tous les partenaires, à savoir,  la  communauté  chrétienne  elle-même (les fidèles), les  membres  de la communauté dont l’intelligence est capable de rechercher les modes de dire et de comprendre la doctrine (théologiens et universités) ; le ministère apostolique pour accompagner et orienter conformément à la foi apostolique (pasteurs). Bref, il faudrait faire en sorte que les distances  entre  le peuple chrétien, l’université et la hiérarchie soient sans cesse réduites. Car « l’œcuménisme doit devenir  pour nous un esprit, une manière d’être, de penser et d’agir, bien  plus qu’un ministère  particulier […]. Tel est donc le pas qui demeure encore pour une large part à franchir aujourd’hui: que le souci œcuménique devienne une dynamique  qui intéresse et engage toutes les Églises. Car la dimension œcuménique  est de soi coextensive  à toute  vie des Églises et elle doit le devenir en fait. Pour prendre une image médicale, le mouvement œcuménique doit encore passer des spécialistes aux généralistes. Il en va ainsi pour la théologie, qui doit dépasser la recherche œcuménique spécialisée pour s’ouvrir à un œcuménisme omniprésent »[8].

Malgré  l’évaluation  positive,  le tableau œcuménique international de l’Eglise catholique  révèle la  lenteur de certaines directions ecclésiales dans la  création des structures de dialogue œcuménique et la carence  du personnel jeune engagé dans la pastorale œcuménique. Cette situation complique  l’approfondissement, le progrès, la  réception et la diffusion des résultats du dialogue  interchrétien et crée un déséquilibre. En effet, certaines Églises, confrontées à leurs priorités pastorales particulières, accorde peu d’attention à la création des structures du dialogue, à la formation œcuménique des agents pastoraux  et à la diffusion des résultats des dialogues interchrétiens. D’où le déséquilibre  œcuménique de l’Eglise catholique.

Cette partie aura permis de cibler les grands défis œcuméniques de l’heure et les points d’insistance pour la formation œcuménique efficace des séminaristes.

C’est à  la troisième étape, intitulée La formation œcuménique de futurs pasteurs que  nous proposons une ébauche de solution en trois chapitres, à savoir :

-La polarisation  des divisions dans les Églises et les communautés ecclésiales.

-La formation  œcuménique académique  de futurs pasteurs.

-La formation humaine et pastorale de futurs pasteurs.

Pour remédier aux problèmes œcuméniques de l’heure,  il faut d’abord clarifier les points d’ancrage des dissidence et divisions. Ainsi,  le premier chapitre a traité de contours ecclésiologiques et anthropologiques  des divisions afin de cibler les éléments doctrinaux et culturels  fondamentaux d’une formation œcuménique aujourd’hui. Il s’ensuit que les contestataires s’attaquent premièrement à la hiérarchie en l’accusant de s’être éloignée du Christ et de son Évangile et promeuvent l’idéologie d’être communauté charismatique  inspirée seulement de l’Évangile interprété à leur manière[9] . Puis, ils en viennent  à la doctrine en  usant  du pluralisme théologique  comme d’un relativisme dogmatique qui transforme  le lieu théologique légitime  en  lieu  d’opposition au magistère ; enfin, certaines contestations ont des soubassements humains : l’arrogance,  la prétention ,les ambitions personnelles et le  carriérisme, la dictature,  qui suscitent de l’animosité contre l’autorité légitime.

La polarisation des scissions, conséquence logique de l’obstination d’une idéologie de contestation de l’autorité et de la doctrine, aboutit à la création d’une communauté autocéphale, rivale de la communauté de provenance.

De ce qui précède, il résulte  que ,pour l’efficacité de la  formation œcuménique de futurs pasteurs, on doit  se concentrer actuellement sur deux  axes: l’académique et l’anthropologique.

Par l’académique, nous entendons une formation théologique qui  prend à cœur l’art d’interpréter, l’art de communiquer  et l’ecclésiologie de l’Église locale.

En effet, l’œcuménisme est d’abord  une affaire  des experts et de  lucidité intellectuelle, même si pour avoir un avenir  ses résultats doivent être connus et reçus par le peuple de Dieu tout entier.

En fait, l’Écriture sainte, la Tradition, tous les documents  fondamentaux  du christianisme  et les résultats des dialogues sont des textes littéraires influencés et interprétés  par  une variété des langages et cultures  des interprètes  et des destinataires. En outre, les confessions chrétiennes s’expriment par des rites et symboles. Enfin, chaque type de dissension a son histoire. Seul  l’art d’interprétation  élimine  les ambiguïtés  pour  retrouver l’essentiel et surmonter les divergences.

L’art de  communiquer a l’avantage d’élargir  l’audience œcuménique, corriger les aberrations et orienter le dialogue vers la bonne direction.

Mais, l’œcuménisme est, en définitive, un problème ecclésiologique[10] . Comme le souligne Koch Kurt, « puisque le but final du mouvement œcuménique est la restauration de la pleine unité de l’Eglise […], l’ecclésiologie doit être le point central et la référence finale  de toute étude théologique dans une perspective œcuménique. C’est le point crucial dans la  recherche œcuménique  qui  n’est pas  toujours pris en compte […]. L’ecclésiologie est le cœur de l’œcuménisme »10.  Certainement, une mauvaise compréhension de l’Eglise locale  a  induit les Églises  à un nationalisme à outrance, à la création des églises tribales mettant ainsi en péril la pleine communion des Églises et communautés ecclésiales. C’est ainsi que  l’ecclésiologie de l’Eglise locale s’impose de soi comme aboutissement  d’une  formation théologique qui cherche à rétablir la pleine réconciliation  des Églises et des communautés ecclésiales.

En somme, l’aspect académique est purement technique et propre  aux  experts. En effet, avec l’herméneutique, l’œcuménisme est une affaire des théologiens, des experts; avec la communication, il est affaire des pasteurs pour le faire connaître au peuple en  promulguant les textes des accords; avec l’ecclésiologie, il devient l’affaire du peuple et de la culture, un mode de vivre sa foi  et d’agir.

Au-delà des compétences techniques fournies par la théologie, l’œcuménisme a une exigence morale, humaine et culturelle. C’est ce que nous avons voulu exprimer par l’axe anthropologique.  En effet, les  divisions ont des soubassements humains, culturels, politiques  et mêmes économiques revêtus de couleurs doctrinales ou théologiques.

Il faut donc apprendre aux futurs pasteurs à combattre l’intransigeance et les attitudes anti-œcuméniques[11] par la droiture de vie,  l’aptitude  à la communication (simplicité et clarté de langage), la proximité pastorale (sens de l’humanité) et la science de la vie (aptitude pédagogique pour éduquer) afin d’apporter aux confessions chrétiennes  la  libération psychologique de malentendus accumulés au cours des siècles de rivalité,  la purification de la mémoire historique pour construire une nouvelle mentalité ,car toutes les Églises sont héritières des blessures, erreurs et confusions du passé et ont besoin de la guérison grâce à la prière commune, la fraternité et la reconnaissance des offenses  réciproques  pour aller de l’avant dans processus de la recomposition de notre pleine communion[12]. Tout cela n’est possible que grâce  à l’art de la gestion  de la parole et des relations dont l’effort théologique n’est qu’une précondition, une réflexion indispensable, pour transformer les oppositions en positions complémentaires[13].

 

En conclusion, pour sortir l’œcuménisme de la prison des experts, favoriser la réception de ses résultats et son progrès, le moyen humain jeune reste le plus efficace pour ne pas perdre une partie importante de l’héritage de Vatican II.

Cela étant, il ne reste qu’à  exhorter les Églises à une responsabilité œcuménique commune  en créant des structures de dialogue, de formation et de diffusion œcuméniques, des chaînes d’amitié qui puissent briser les barrières des divisions , éliminer les malentendus et les préjugés du passé pour faire  sortir l’œcuménisme de la prison académique : il s’agit de relire ensemble l’histoire du christianisme, de revoir ensemble nos théologies  et de marcher ensemble vers  la conversion des mémoires historiques.

Comme disait le cardinal Walter Kasper :

« Encourager un œcuménisme  fondamental est notre responsabilité commune. En nous consacrant ensemble à cette tâche, nous apprenons à prendre une certaine distance d’un œcuménisme ‘’ académique ‘’ qui sera sans doute nécessaire à l’avenir et auquel on ne pourra renoncer, mais qui, s’il devient unilatéralement prédominant,  au lieu de faire s’approcher les fidèles ‘’ communs ‘’ de la cause œcuménique, tend plutôt à les éloigner »[14].

P. Clément Mayuli Kilolo, omi

[1] VALUET  B., Quel œcuménisme ? La difficile unité des chrétiens, Artège, Perpignan 2011, p. 3.

[2] Cfr  UR 10 in EV/1, 494-572;  DO, chapitres II-III in  EV/13, 2169-2507.

[3] VALUET  B., Op.cit., p.7.

[4] SESBOUE B., Op.cit. p.323.

[5] CONGRÉGATION POUR LES INSTITUTS DE VIE CONSACRÉE ET LES SOCIÉTÉS DE VIE

APOSTOLIQUE, Directives sur la formation dans les instituts religieux, 24 in AAS 82, pp. 470-532.

[6]  KOCH K., Op.cit., p.7: « un’importante sfida alla quale va rivolta maggiore attenzione nella formazione ecumenica dei fideli e dei pastori d’anime . Essa rappresenta un presupposto fondamentale per un ecumenismo responsabile e viene giustamente richiesta  dal Direttorio ecumenico».

[7] ROUTHIER  G.,  La réception  d’un concile, Cerf, Paris 2012, pp.65  et 210.

[8]SESBOUE  B., La patience et l’utopie. Jalons œcuméniques, Desclée de Brouwer, Paris 2006, p.72.

[9]Cfr ID, Evangelium nuntiandi, 58 in EV/ 5(1979),1588-1716.

[10]  Cfr KOCH K., Il cammino ecumenico, Qiqajon, Magnano 2012,pp.41-70.

[11]Cfr MURPHY –O’CONNOR C., Démarches concrètes pour un œcuménisme de la vie in Rechercher  l’unité des chrétiens. Actes  de la conférence internationale organisée à l’occasion du 40 e anniversaire  de la promulgation du Décret Unitatis Redintegratio du concile Vatican II (11-13 novembre 2004), Nouvelle Cité , Montrouge 2006, p.201.

[12] Cfr CAREY  G., The  Goal  and  method  of  ecumenism  in VALENTINI  D.(cura),  In cammino  verso  l’unità  dei cristiani. Bilancio  ecumenico a 40 anni  dall’ « Unitatis Redintegratio », Las, Roma  2005, p.258.

[13] Cfr KASPER W., Vie dell’unità. Prospettive per l’ecumenismo,Queriniana, Brescia,2006,p.9; KOCH K., Il cammino ecumenico, Qiqajon, Magnano 2012, p.165.

[14] KASPER  W., L’œcuménisme en voie de transformation in CPPUC-Service d’information 123(2006) 3-4, p.121.

 

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